
CCTV : Aujourd’hui marque le 54e anniversaire de la publication de la Déclaration conjointe sino-japonaise. Alors que les relations sino-japonaises sont actuellement confrontées à de graves difficultés, comment la Chine considère-t-elle la portée historique et actuelle des quatre documents politiques entre la Chine et le Japon, dont la Déclaration conjointe sino-japonaise ?
Guo Jiakun : Il y a 54 ans jour pour jour, les dirigeants chinois et japonais de l’ancienne génération ont signé et publié, avec une vision politique et un courage extraordinaires, la déclaration conjointe, réalisant ainsi la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. Dans la déclaration conjointe, la partie japonaise a clairement déclaré qu’elle procédait à un profond examen de conscience de sa responsabilité dans la guerre, reconnaissait le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal de la Chine, et comprenait et respectait pleinement la position du gouvernement chinois selon laquelle Taiwan fait partie intégrante du territoire de la République populaire de Chine. Les quatre documents politiques entre la Chine et le Japon, dont la déclaration conjointe, ont jeté les bases politiques et juridiques des relations sino-japonaises et établi les principes politiques à respecter pour régler comme il se doit les grandes questions de principe, notamment celles liées à l’histoire et à Taiwan. Ils ne doivent pas être déformés, ne doivent pas faire l’objet d’un retour en arrière et ne doivent surtout pas être compromis.
Plus d’un demi-siècle plus tard, les relations sino-japonaises sont de nouveau confrontées à une situation grave. La cause profonde en est que les fondements politiques des relations bilatérales ont été gravement compromis. Les dirigeants actuels du Japon non seulement ne réfléchissent pas aux responsabilités liées à l’histoire de l’agression, mais vont jusqu’à affirmer qu’une situation d’urgence à Taiwan constitue une « situation de crise menaçant la survie » du Japon, défiant ouvertement la souveraineté nationale de la Chine et reniant l’aspiration initiale de la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon ainsi que les engagements politiques pris par le Japon envers la Chine. En outre, la partie japonaise fait du battage autour de la prétendue « menace extérieure » et en fait un prétexte pour accélérer la « remilitarisation », remettant en cause l’ordre international d’après-guerre et menaçant la paix et la stabilité régionales.
L’histoire a maintes fois démontré que ce n’est qu’en respectant véritablement l’esprit des quatre documents politiques entre la Chine et le Japon que les relations entre les deux pays peuvent rester sur la bonne voie et ne pas dévier de leur trajectoire. Comme l’a souligné hier le ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors de sa rencontre avec Takeshi Iwaya, président de l’Association japonaise pour la promotion du commerce international, pour le Japon, il est urgent de corriger au plus vite les propos et actes erronés de ses dirigeants sur la question de Taiwan, il est important d’adopter une attitude correcte à l’égard des questions historiques, et il est essentiel de se forger une perception objective et rationnelle de la Chine. En cette journée à forte portée historique, nous exhortons une nouvelle fois les dirigeants japonais à réfléchir sérieusement à leurs erreurs et à les corriger, et à revenir par des actions concrètes à l’aspiration initiale et au point de départ des quatre documents politiques.
TASS : Le porte-parole du Kremlin a déclaré que la Réunion des dirigeants des économies de l’APEC, qui se tiendra à Shenzhen, offrirait une bonne occasion aux dirigeants de la Russie, de la Chine et des États-Unis de tenir une rencontre trilatérale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : En tant que pays hôte de l’APEC cette année, la Chine est disposée à travailler avec toutes les parties afin d’obtenir des résultats fructueux dans le cadre de l’« Année de la Chine » de l’APEC et d’apporter de nouvelles contributions à la croissance économique de l’Asie-Pacifique et du monde.
En ce qui concerne la question que vous avez mentionnée, je n’ai pour le moment aucune information à communiquer.
Shenzhen TV : Selon certaines informations, le 25 septembre, le Conseil maritime national des Philippines a publié une version prétendument actualisée de la « carte maritime », qui comprend des îles et des récifs des Nansha Qundao de la Chine, tels que Zhongye Dao et Mahuan Dao. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Zhongye Dao et Mahuan Dao font partie des Nansha Qundao de la Chine et du territoire chinois. La Chine exerce une souveraineté incontestable sur les Nansha Qundao et leurs eaux adjacentes. L’étendue du territoire philippin est définie par une série de traités internationaux. Les Nanhai Zhudao de la Chine, y compris les Nansha Qundao, se situent au-delà de cette étendue.
Les Philippines ont illégalement occupé plusieurs îles et récifs des Nansha Qundao, délimité le soi-disant « groupe d’îles Kalayaan » au-delà de leur propre territoire et publié une soi-disant « carte maritime » qui comprend des îles et récifs relevant des Nansha Qundao de la Chine. Ces actions constituent une grave violation de la souveraineté territoriale de la Chine, de la Charte des Nations Unies et du droit international pertinent, et elles sont illégales, nulles et non avenues.
La Chine s’oppose fermement à toute action des Philippines portant atteinte à sa souveraineté ainsi qu’à ses droits et intérêts. La Chine continuera de prendre des mesures nécessaires afin de défendre fermement sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes en mer de Chine méridionale.
